30 octobre 2009
Notule poétique d'une presque fin
"La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire."
Gaston Bachelard
09 octobre 2009
Tant que c’est pas fini, c’est pas terminé
Le 1er octobre 2006, alors qu’il pleuvait, déjà, je décidais d’ouvrir mon blog. Le deuxième.
J’avais envie de me mettre plus sérieusement à une pratique qui m’habitait depuis plusieurs années déjà, l’écriture, pour l’offrir aux regards d’inconnus.
Pour m’exposer, sans trop de risques toutefois, me frotter au blog.
Merveilleuses années depuis ce 1er octobre.
Des années d’écriture bien sûr et de découverte d’autres univers. Des échanges riches et toujours respectueux avec d’autres.
Avec vous.
Le blog produit cela aussi. Du lien.
Celui d’aller se rendre visite de manière presque quotidienne, d’apprendre à se connaître, derrière l’écran certes, mais en vérité. De tisser des fils d’amitié. Au fond, le blog c’est la vraie vie.
Cloudy c’est cet autre moi qui a des difficultés parfois à se faire entendre, à dire, à faire savoir, à poser. Poser des colères, des indignations, des fous rires aussi.
Jamais la citation «C’est quand on est autre, qu’on est le plus soi même » n’a sonné aussi vraie pour moi.
Alors, je suis heureuse de la note précédente. Une note joyeuse, légère. Un bonbon à écrire pour moi.
Heureuse de clôturer ce blog sur un sourire.
Un autre jour de pluie, en octobre.
L'écriture n’est pas terminée pour moi.
Ici ou ailleurs.
Bientôt…
De tendres pensées à vous
07 octobre 2009
Prendre l'air
Se faire un resto entre filles, parler chiffons et garçons, rire comme des baleines et faire les personnes alentour se retourner, amusées
Rêver dans le catalogue de cette enseigne d’aménagement d’intérieur : à de nouveaux meubles, à une nouvelle décoration, à de nouvelles couleurs, pour faire court à un nouvel intérieur
Aller dans ma librairie préférée et dépenser (encore) une somme indécente
Aller dans ma boutique de bijoux préférée et dépenser (encore) une somme indécente
Prendre RDV chez la nouvelle gentille coiffeuse, juste pace que du côté du cheveu, c’est plus possible…
Faire les boutiques et… se contenter de regarder (en bavant devant les chaussures, les pantalons noirs, les chemises crème de chez Marie Chantal à 110 euros, oui je sais c'est cher, mais je fais que baver, c'est tout. Juré !)
Voir Meilleure Amie, rire comme des merdeuses avant de se dire au revoir, sans doute dans une grande vague d'émotions
Regarder les offres d’emploi, ailleurs, juste au cas où…
Penser au week end, presque imminent (si si )
Rêvasser en pensant à des destinations de vacances diverses et variées
Bref, prendre un peu l’air, dans la tête…
04 octobre 2009
Revue de semaine : c'est tous les jours dimanche
Lundi : ça plane pour moi
J’entends à la radio qu’on sort un nouveau plan. Moi j’adore les plans ! Les plans, il faut savoir qu’il y en a tout plein (je défie quiconque de s’y retrouver). Le plan, il est pensé par des personnes méga intelligentes, super bien payées, qui réfléchissent beaucoup entre elles (et autour de la machine à café) pour pondre des kilos de papiers indigestes que le petit technicien de base aura à appliquer sur le terrain (en prenant soin de fermer sa gueule).
Le plan peut être triennal, voire même quinquennal (si, y en a qui pousse la connerie aussi loin), son avantage au plan, c’est qu’une fois mis en place, il peut se laisser vivre. Inutile de l’évaluer, d’ailleurs, la personne méga intelligente, elle est pas payée pour ça, elle se contente de pondre.
Donc, après les plans pour l’emploi, pour la ville, pour les personnes âgées, il reste ? Le plan pour «les jeunes» (s’agirait de suivre un peu. Les jeunes c’est LA préoccupation du gouvernement). Sous la terminologie de jeunes, bien sûr, on met un peu tout. Le jeune de banlieue, le jeune précaire, le jeune étudiant, le jeune qui travaille, etc.…
Pour que la génération sacrifiée ne le soit plus, on a décidé de lui refourguer des allocations. T’as travaillé 2 ans : allocation, tu es apprenti : allocation, tu es stagiaire : allocation. Fondamentalement, je ne suis pas contre l’allocation, faut pas croire. Mais faudrait voir à pas déconner quand même. Les allocations qui va les payer ? Qui va ensuite rembourser l’abyssale dette que nous creuse allègrement le gouvernement, sinon ces mêmes jeunes ?
N’est il pas plus urgent et fondamental de les rendre autonomes et de leur trouver de L’EMPLOI ?!! Les jeunes, les plans, ils s’assoient dessus et à très juste titre. Nous voilà donc avec un nouveau plan à gérer au mieux avec nos peu de moyens. Un plan de plus, pensé par des gens d’en haut qui n’ont aucune espèce d’idées sur ce qui se passe en bas…
Mardi : séquence émotion
Nous sommes assises sur le divan. Par terre la valise qui déborde, déjà. L’appartement est rangé, il ne reste plus que quelques petites choses à finaliser pour elle avant le départ pour Mayotte la semaine prochaine. Nous prenons le temps de nous poser, de nous dire les choses, avant la séparation du 9 octobre.
Cette façon de nous parler est significative de la relation que nous avons réussi à construire depuis 29 ans. Vraie, solide, sans ambages et pourtant tendre et bienveillante. Si je disais de Meilleure Amie qu’elle est mon âme sœur, le terme ne serait pas trop fort. Cet instant encore une fois est empreint d’une émotion non feinte. Il nous semble à l’une comme à l’autre que nous revenons de loin, que nous avons réussi à construire, au prix de nombreux efforts, de douleurs aussi.
Aujourd’hui nous célébrons l’instant, avec quelques larmes. Les larmes de la joie que nous éprouvons pour le bonheur de l’autre, qui enfin s’installe.
Mercredi : stress et libération
Je me rends compte à quel point je donne de l’importance à mon travail. Au delà du nécessaire. Je le laisse influencer ma vie personnelle, mon humeur, ma façon d’être. Longtemps, ce travail a tout représenté pour moi. Mue, certainement, par des croyances familiales très fortes sur la valeur travail. Même si je me sens libérée de certains schémas, il n’en demeure pas moins que je me surprends encore à me laisser happer par lui.
Je manque d’un certain recul et je m’en veux alors de me mettre dans tous mes états pour des choses sur lesquelles, je n’ai que peu d’influence au final. De plus, j’ai ce sens très marqué de la hiérarchie, qui m’empêche souvent de dire ce que je pense. L’atmosphère alors se fait pesante et je suis mal, incapable de composer avec ce qui me semble être de l’injustice.
Et puis le soir, atelier d’écriture. Toute la journée, j’ai pensé à ce moment où j’aurai à écrire et à lire devant les autres. Difficile d’entrer dans un groupe déjà constitué, mais pourtant si accueillant. Et puis, en plus de l’écriture, je me prête en préparation de l’atelier à des exercices de sophro. Je renoue avec cette discipline que j’ai pratiqué il y a fort longtemps. Enfin, la colère s’exprime, lâchée sur une feuille et je sors détendue et libérée…
Jeudi / Vendredi : se former tout au long de la vie
Je participe à une formation sur l’animation de réunion. Moi qui fait cela de manière assez empirique, je me rends compte à quel point la communication parfois est manipulation… Formateur, à n’en pas douter. Je savoure le fait de sortir de Maison Company. Rencontrer d’autres personnes, loin des préoccupations du social, des techniciens qui travaillent et voient autrement, appréhendent le quotidien avec d’autres outils. Nous sommes peu nombreux et la mayonnaise prend assez vite. Je me sens inclue dans un mouvement où la timidité, la mesure n’ont pas leur place. On avance, on abat des représentations et c’est bon.
Jeudi : Happy Birthday
Mon blog a trois ans.
J’aurais des difficultés à expliquer ici à quel point ce blog m’est important, à quel point il a été et continue à être pour moi, un objet « d’avancement ». Dans mon projet d’écriture, de partage, dans celui de ma quête de vérité. Un exercice difficile que celui ci. Etre, se présenter sans fard (bien qu’avec un pseudonyme), sans se cacher derrière des prétextes. Poser le pire et le meilleur de moi, pour y voir plus clair.
J’ai en partie réussi, grâce à cet outil bien sûr et grâce à vous. Qui pour la plupart êtes là depuis le début. Présences discrètes et néanmoins fortes pour moi. Je ne peux pas tous vous citer ici, mais chacun, vous faites pour moi en me lisant.
MERCI
Samedi : la French Telecom attitude
Mon téléphone ne fonctionne plus, on ne peut pas me joindre, je ne peux pas appeler. Aussi, je fais le numéro de secours de la French Telecom. Après avoir composé une pléthore de numéros : de téléphone, d’abonnée, du montant de la dernière facture, je dois exposer mon problème à une machine. Si. Laquelle me demande de répéter, soi disant parce que je parlerai pas assez fort. LA conne. Je commence, une fois, deux fois, puis trois (j’en suis à près de 20 minutes de communications déjà). On fait des tests sur ma ligne, finalement pour en conclure que la dite machine ne pourra rien faire. On m’oriente alors vers une « conseillère », qui reprend tout le processus de test de mon téléphone puis de ma ligne (+ 10 minutes).
La conseillère est charmante, heureusement. Parce que lorsqu’elle m’avance qu’il faut au moins 5 jours pour que l’on s’occupe de mon « dérangement », je manque m’étrangler. Peu de techniciens disponibles me dit-elle. J’ai failli être cynique et demander si ses collègues s’étaient tous suicidés.
Mais j’ai pas osé, c’est vrai, je bosse dans le social merde, j’ai des principes…
03 octobre 2009
DistanceS ?
La distance renforce-t-elle les liens ou au contraire les rend elle plus lâches ?
La distance permet elle de voir plus clair en soi et de se construire un monde nouveau au retour, qui repose sur de nouvelles fondations ; ou bien brouille-t-elle les cartes du réel ?
La distance rend elle plus fort ou plus fragile ?
La distance renforce t elle le sentiment d’amour ? Ou bien fait elle le jour sur des sentiments qui se meurent ?
La distance sublime-t-elle les sentiments ou renvoie-t-elle une vérité crue ?
La distance créée-t-elle le manque ou remplie-t-elle les vides ?
La distance fait elle grandir, révèle-t-elle une nouvelle jeunesse ou au contraire fait elle flétrir ?
La distance sonne-t-elle l’heure du nouveau départ, ou le glas d’un chemin qu’il faut poursuivre ?