Cloudy au pays des Nuages

Du moi avec des nuages dedans : "C'est bien quand on est autre, qu'on est le plus soi même"...

30 juin 2009

Peur(s)

Peur de ne pas prendre les risques nécessaires pour faire de ma vie, celle que je voudrais qu'elle soit fondamentalement

Peur de ne pas savoir vivre ma vie, de la gâcher encore, de passer à côté de personnes et de moments importants

Peur de ne pas être capable de prendre ce tournant professionnel, de me laisser enfermer dans un emploi qui s’il me fait grandir, m’étouffe parfois

Peur de perdre le contact avec mon corps, de ne pas m’habiter comme je le souhaiterais

Peur de ne pas nouer des relations vraies et authentiques, de me perdre pour n’avoir pas à me sentir seule

Peur de ne pas laisser s’épanouir la féminité enfouie en moi

Peur de ne pas rencontrer la personne qui… saura m’aimer et m’accepter telle que je suis, saura m’accompagner sur le chemin (notre chemin ?)

Peur de ne pas savoir créer une réelle intimité avec lui

Peur de manquer d’amour, de ne pas être capable d'en donner

Peur de ne jamais me remettre de ma blessure d’abandon

Peur de ne pas savoir me réconcilier avec mon père

Peur de me retrouvée seule et devenir une personne aigrie et prétentieuse que tout et tout le monde énervera

« Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire. «Soyez insatiables. Soyez fous ». »

Steve Jobs – Discours de Stanford, le 12/06/05

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29 juin 2009

Un week end

J’ai pris non pas un mais des bains (sans LE maillot…). Je vous autorise à me huer.

J’ai envoyé les dernières lettres qu’il me restait à écrire, légère et apaisée

J’ai organisé un barbecue à 2 et à l’intérieur un jour de pluie (innovant)

J’ai commandé pour 50 euros de livres (la 2ème fois en une semaine), qui vont aller alourdir la pile « à lire »

J’ai fait les soldes un samedi (suicidaire)

Je me suis pesée et j’annonce moins 3 au compteur (c’est pour le futur maillot) : olé !

J’ai pris la décision folle de partir en vacances 2 fois cet été (mon banquier est d’accord)

J’ai finalisé mes vacances d’octobre (sans l’avis de mon banquier)

Je me suis résolue à réunir mes textes et à en faire quelque chose (merci Louis, C. et MoO)

Je me suis ruinée en dessous (pace que je le vaux bien)

J’ai accepté l’invitation d’un quasi inconnu à participer à une soirée avec de parfaits inconnus (aventurier)

Et je me suis efforcée de ne pas trop penser…

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26 juin 2009

Juin : en objets, en évènements, en émotions

L’Iran

Un frémissement de liberté qu’on assassine. Dans la rue, dans les universités, les organes de presse, les intellectuels… des hommes et des femmes, qui par milliers avancent en silence, avec leurs seules convictions, pour faire triompher la paix. Il doit y avoir des raisons valables, tangibles, économiques ou politiques pour qu’on laisse un peuple se faire massacrer.

Je vomis ces pays industrialisés, moralisateurs incapables d’intervenir dans ce conflit comme ils sont incapables d’intervenir aussi au Darfour ou en Palestine. Mon coeur chavire en voyant ces hommes et ces femmes lutter avec si peu de moyens. Comme je chéris ma liberté…

Le RSA

Il entre en application le 1 juin. La com est lancée depuis plusieurs semaines, tout le monde est au courant, on le réclame, c’est normal, c’est un nouveau droit.

Mais sur le terrain rien n’est prêt. Absolument rien. Nous n’avons que des bribes d’informations, incohérentes, nous ne sommes pas formés et impossible de remonter à la source puisque les institutions se contredisent. Qu’importe, il est là. Alors on fait avec, de manière empirique, comme à notre habitude. La colère et la lassitude me viennent chaque fois que je suis confrontée à la situation.

J’ai envie de tout envoyer balader. Car encore une fois, on lance une énième réforme sans avoir pris soin d’évaluer les précédentes, leur impact sociologique, économique. On fait des effets d’annonces, on envoie la sauce, en espérant qu’elle prendra et surtout qu’elle calmera le jeu. Juste avant l’été, en plus, c’est bonnard.

Je prends des raccourcis ici. Mais je suis estomaquée, une fois de plus, qu’on laisse reposer de telles machines « à insérer » sur nous (les gens de terrain). Il me semble que rien n’a été pensé plus haut, que tout nous arrive toujours en pièces détachées, à nous de composer. Une pure aberration. Une de plus. Car on ne peut se contenter de composer avec de l’humain. Nos actes, nos propos ont des incidences.

Ce qui est d’autant plus révoltant c’est que cette réforme, émane d’un certain Martin Hirsch lequel a quand même œuvré des années durant sur le fameux et sacro saint terrain. Qu’en a-t-il donc retenu ?

Que font les pouvoirs publics pour donner des moyens à la formation professionnelle, à l’apprentissage de la langue française, à l’accompagnement social et psychologique, pour faire de vraies réformes qui tiennent la route en matière d’emploi ?!!!

Des photos

Prise par ce photographe chilien. Une photo de moi, une photo volée, réclamée, rendue et enfin une rencontre. Avec cet homme réfugié politique qui a lutté dans son pays, une rencontre avec ses photos. Des photos de travailleurs, à la chaîne, en usines. Une révélation.

Les tiennes, belles…

Des retrouvailles

Avec cet ami perdu de vu. Nous ouvrons la boite à souvenirs et remontons ensemble ces 2 années passées loin l’un de l’autre. Une soirée de partage et d’écoute réciproque, un moment tellement rare pour moi. Comme il drôle de se perdre, de se retrouver comme si tout avait changé mais pas tout à fait.

Les mêmes mécanismes, les mêmes préoccupations, les mêmes blagues, la même attention aux êtres et aux choses. C’est nous. Nous + 2 ans et ce temps qui nous était nécessaire pour enfin nous envisager autrement.

L’hypocentre

Drôle d’instant que celui ci, lorsqu’il se présente, lorsqu’il arrive sans s’annoncer. Comme avant une secousse sismique. Quelque chose au loin qui gronde, indicible, qui se rapproche, monte, jusqu’à la fissure finale.

Impossible d’évaluer la magnitude mais la surface d’onde est palpable : tout mon être.

J’ai craqué.

A force d’être trop lisse, à force de m’effacer, à force de vouloir protéger.

J’ai commencé par compter les ecchymoses.

Une à une. J’en ai fait l’inventaire.

Puis j’ai contemplé l’intérieur.

Tranquillement.

Pas mal de choses ont plié.

Mon corps, mon ventre comme des échos. Comme pour me dire, « c’est là, vivace, pas réglé ».

Comme un long cri intérieur, qui n’en fini pas de hurler.

Une sorte de catastrophe naturelle. Comme lorsque les eaux montent violemment et qu’elles emportent tout sur leur passage, laissant derrière elles un paysage dévasté.

Mais je suis vivante.

La vie… que je trouve bien injuste parfois.

Néanmoins, je lui accorde le bénéfice du doute, elle se charge certainement de me mettre face à mes contradictions, elle répète l’histoire pour que j’affronte ma réalité, mes responsabilités, que j’avance peut être. Peut être ?

Aujourd’hui, je suis comme ce volant que l’on pose sur le filet au moment de la mise en jeu, au badminton. En attente de savoir de quel côté il va pencher. Est ce que je vais pourvoir jouer tout de suite, ou devoir laisser passer mon tour.

Je n’ai pas envie de le passer ce tour.

J’ai la conviction d’être à la croisée des chemins, d’entamer un nouveau cycle. Personnel, professionnel.

Comment, combien de temps cela va-t-il durer, quels sont les moyens à ma disposition, les ressources, je ne sais pas mais j’en suis là.

La formation

6 femmes autour d’elle. Une formatrice qui nous porte pendant cette formation de développement personnel. Jamais, je n’ai vécu et ressenti une session de cette manière : avec mes tripes. Quelque chose de fort qui s’est installé immédiatement, une certaine intimité, une vérité, qui chacune nous a emmené loin dans la découverte de nous même, de l’autre. Indéniablement un grand moment, sans doute un déclencheur.

Le blog

Mon blog, mon objet, ma chose, mon moi, mon surmoi.

Tout le mois j’ai été mal avec lui, avec l’impression de le trahir parce que je me suis censurée sur certains évènements et sentie dépossédée aussi.

Je me suis résolue à poursuivre parce que l’aventure est trop belle, l’écriture ici trop indispensable pour moi. Je ne parlerai pas de vous, qui me connaissez hors du blog, vous gardant dans ma réserve secrète. J’ai trop de pudeur à partager et le devoir aussi de nous protéger peut être…

Plus belle la vie

La décision a été très difficile à prendre, c’est sans conteste la plus douloureuse de mon histoire télévisuelle, mais j’ai cessé de regarder plus belle la vie. Si.

Enoooorme ! Je dois désormais occuper autrement la case 20 h 09 à 20 h 39. Tout un programme…

La burqa

Cette affaire grave, à mon sens,  me laisse perplexe.

En tant qu’être humain, en tant que femme, je reçois avec une violence inouïe l’image de ces femmes fantômes engrillagées derrière ce voile intégral. Des femmes gantées, dont l’habit touche le sol, qui s’autorisent seulement à laisser passer le regard. Un habit qui ne s’applique qu’aux seules femmes…

Au nom de quoi stigmatiser ces femmes qui pratiquent librement (ou non…) leur religion ? Mais au nom de quelle religion doit on laisser ces femmes se mettre en marge. Car qu’on le veuille ou non, ici, l’habit désocialise, marginalise.

A quoi cela peut il servir ? Protéger les hommes de leurs faiblesses, de leurs indécisions, de leurs désirs ?

Laisser faire, c’est renoncer, c’est battre en retraite, c’est perdre, ce que tant de femmes ont mis des siècles à bâtir, à gagner.

MJ

Les icônes meurent parfois, pour entrer définitivement dans la légende...

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23 juin 2009

Bruissement d'Elle(s)

J’ai vu cette photo et j’en suis tombée amoureuse. Immédiatement.

Le terme n’est pas trop fort. Elle m’a crée de l’émotion.

Des mots me sont venus, en pagaille, de manière désordonnée.

Je me suis essayée à en faire un texte, en vain.

Trop médiocre en comparaison de cette beauté là.

J‘ai pensé l’offrir. Aux femmes de ma vie. Cette fleur comme un hymne, une chanson pour elles.

Pour dire leurs places dans ma vie, pour chuchoter l’important.

Ma mère tout d’abord. Ce pilier si fragile, cette indéfectible présence.

A la personne qui m’a élevée ensuite. Mon tuteur, ma respiration.

A Meilleure Amie. La plus belle personne que je connaisse, qui lutte contre la maladie.

A Meilleure Amie de travail. A notre amitié qui se noue au fil du temps, de plus en plus solide.

A Collègue préférée, qui me fait avancer depuis plusieurs années dans ma pratique et mes réflexions professionnelles.

A Cousine préférée, ma sœur, une partie de moi, même lointaine.

A ma directrice, une figure qui m’accompagne dans mon travail, me rend meilleure.

Et pour finir, à ma compagne de route, celle avec laquelle j’ai ré-apprivoisé mon corps.

Mais il y a eu cette phrase décisive, savamment posée par ce proche. Comme une indécente révélation : « tu es la femme de ta vie ».

Alors, au final, c’est à moi, prétentieusement que j’adresse cette fleur.

Pour me redonner une place,

Pour me remettre au cœur de ma vie, de mon projet,

Pour être douce avec moi,

Pour me redonner l’amour que longtemps je me suis refusée,

Pour reprendre confiance,

Pour me convaincre d’une prochaine renaissance,

Pour me faire croire encore à l’Amour,

Pour remettre de la couleur dans mon quotidien,

Pour m’assurer de ma présence à moi,

Pour ouvrir à d’autres mon univers,

Pour m’accompagner sur le chemin,

Comme ces gouttelettes annonciatrices de renouveau...

(merci à Toi pour ce cadeau, que je ne peux malheureusement pas exposer ici...)

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20 juin 2009

Re-père

Je t’aime

Je ne sais pas si je saurais te le dire un jour mais je sais que tu sais et je crois que ça nous suffit, à l’un comme à l’autre. C’est notre accord tacite à nous.

Je t’aime pour tous ces instants que tu m’as offert et qui ont participé à construire mon histoire et la femme que je suis aujourd'hui, qui font de toi mon point d'ancrage.

Le dimanche matin, dans le silence de la maison, nous préparons ensemble le petit déjeuner. Tu m’apprends à faire l’omelette, à casser correctement les œufs. Sans faire de bavure, en silence, pour ne pas réveiller la maison. C’est notre secret du matin.

Tu m’apprends à conduire, le week end, alors que ta semaine a été fatigante, nous faisons les kilomètres nécessaires pour valider ma conduite accompagnée. Tu te cramponnes, tu serres les fesses mais tu es là.

Pour me faire réviser mon allemand et mon italien, encore et encore jusqu’à ce que mon niveau de prononciation soit le meilleur possible.

Lors de nos voyages à l’étranger. L’Allemagne bien sûr et L’Italie que je me suis mise à aimer avec passion. Ces pays que tu me fais découvrir, d’autres cultures, d’autres histoires, d’autres façons de vivre, auxquelles je m’ouvre grâce à toi. Le goût du voyage que tu me transmets, par les cadeaux merveilleux que tu me ramènes, par les histoires que tu me racontes.

Nos vacances à la mer. Enfant, tu m’installes sur la plage, avec tout mon matos et tu vas lire ton canard, pas trop loin pour me surveiller, pas trop prêt pour me laisser ma liberté. Contre l’avis général tu me paies mes chouchous et autres chichis, d’inlassables tours de manège.

Dans les grands achats de ma toute petite vie, pour m’aider, me soutenir un peu.

Dans mon désarroi d’enfant, puis d’adolescente et enfin d’adulte. M’ouvrir les bras, me serrer fort contre toi pour me faire comprendre que quoi qu’il arrive, tu seras toujours là pour moi.

Lorsque je me trompe, que je fais fausse route, tu m’engueules, tu accuses mon mauvais caractère. Et parfois, dans une sorte de confession, tu rends hommage à mon esprit (un peu) rebelle.

Pour m’encourager, me dire que suis ne suis pas celle que je crois (mais bien mieux que ça…).

Pour me foutre la honte dans les repas "de famille" et raconter mes histoires d’enfant, que chacun connaît par cœur mais qui continuent à attendrir et à faire beaucoup rire.

Pour avoir été celui qui m’a tenu la main à l’enterrement de mon grand père et t’être assis derrière moi, lors de cette journée nébuleuse.

En société, devant les étrangers. Nous inventer une filiation que nous n’avons pas. Pour n’avoir pas à expliquer, ce serait bien trop long. Dire que je suis ta fille, l’annoncer, le décréter et puis c’est tout.

Pour m’avoir offert une famille. Une autre que la mienne, qui m’aime et m’accepte telle que je suis. Pour m’avoir fait membre, de ce grand tout auquel je suis si fière d’appartenir.

Pour chaque grands moments de ma vie dans lesquels tu étais présent et pas seulement sur la photo. 

Oui, pour toutes ces raisons, Je t’aime comme le père que tu n’es pas et qui continue à remplir ce rôle pour moi.

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16 juin 2009

Chemin faisant

Ce pourrait être comme l’appel du voyage, un besoin impérieux qui s’impose, celui de partir sans connaître la durée exacte du périple.

On s’embarque, on est appelé et c’est tout.

On prépare son bagage qui devient plus ou moins lourd, selon ce que l’on a glissé à l’intérieur. Avec nos petits riens et nos grands tout, nos essentiels.

Avant de partir pourtant, on ne peut pas faire l’économie de choix, comme laisser derrière soi des êtres, des objets chers à notre cœur, pour notre bien.

L’exploration alors peut commencer.

Au fond de soi, encore des certitudes, des doutes, des envies, des besoins particuliers, des craintes inexprimées.

Pourtant, nul besoin de boussole, de méthode ou de savoir faire pour prendre la route. Tout cela ne sert à rien. C’est elle, la route, qui sert de guide, qui dicte la marche à suivre.

Il est juste question d’accepter de quitter un terrain connu pour découvrir d’autres terres. Inconnues celles ci, prendre des risques.

Faire le chemin avec un autre que soi, nécessite de considérer qui il est, être suffisamment ouvert et tolérant pour faire avec son histoire personnelle, pour que l’aventure se passe dans les meilleures conditions possibles.

Etre en confiance, accepter qu’il n’ait pas les mêmes exigences, qu’il ait d’autres expériences, fait un cheminement qui l’aura amené peut être plus loin que nous, ou pas.

La route est souvent semée d’embûches, de barrières réelles ou d’autres que l’on se met de manière inconsciente, justifiées par la peur, qui sonnent comme autant de mises à l’épreuve.

Voyager ne se fait pas sans effort, sans douleur.

Souvent, il est vital de faire des choix en se respectant et qui peuvent laisser à l’un ou à l’autre une sensation de n’être pas satisfait.

Là encore, il faut avoir l’humilité suffisante pour demander de l’aide, tendre la main et accepter que l’autre aide à traverser la rive. Celle où chacun trouvera un juste équilibre et se sentira en sécurité.

Partir à 2, avancer ensemble, ne s’envisage pas sans échanges sur les chemins à emprunter, sur le rythme à adopter, surtout lorsque les cadences de chacun sont différentes.

Une sorte de sagesse à inventer, celle de l’esprit et celle des corps…

C’est à ce prix souvent, que l’on peut apprécier l’instant, le vivre pleinement, découvrir des choses qui nous en apprennent sur nous et qui sont autant d’agréables révélations sur l’autre.

On peut être désarçonné mais on sort toujours plus fort, plus grand, plus heureux d’avoir été capable de surmonté les obstacles.

Un sentiment inénarrable, celui d’avoir ensemble construit une histoire, un langage commun incompréhensible par d’autres, de s’être crée des souvenirs, d’avoir tricoté du rêve.

Parfois, l’aventure s’arrête brusquement, le voyage prend fin car on est suffisamment nourri pour vivre seul d’autres choses ailleurs, avec d’autres. Ce ne peut être autrement

Ou bien, malgré les différences, avec nos ressemblances, l’aventure continue. Comme une évidence….

L'amour ?

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14 juin 2009

Notule philosophique du dimanche matin

"Sur la base de relations humaines authentiques, -sentiments réels l'un pour l'autre, compréhension réciproque- il devient possible de développer la confiance mutuelle et le respect.

A partir de là, nous pouvons partager la souffrance des autres et construire l'harmonie dans la société humaine."

Le Dalaï Lama

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13 juin 2009

Etre dans le faire

Longtemps, j’ai vécu à côté de moi, hors de moi.

Avec la sensation prégnante de ne pas vivre ma vie, de laisser filer le temps.

D’être un sujet silencieux, en état de survie.

J’ai réintégré l’habitacle, il y a peu. 5 ou 6 ans seulement.

Une drôle de sensation que celle ci, celle de reprendre, un peu, les commandes.

Tardivement, j’ai réinvesti mon corps.

Je ne suis pas encore ma meilleure amie, néanmoins j’accepte lentement qui je suis, cela devient moins douloureux, voire même tolérable.

Enfin, je cohabite avec moins de heurts.

Pourtant, encore, je ressens que cet habitacle est trop étriqué, trop petit, que ma vie idéale n’est pas là, pas encore.

Je me noie dans le faire pour continuer à devenir…

Me couper les cheveux très courts, reprendre des massages avec ma compagne de route, décider d’entamer une VAE, acheter LE maillot de bains, courir les expos, retourner au cinéma, me gaver de livres, renouer avec le passé pour l’exorciser, savourer des petits déjeuners en terrasse, décider de ne plus appeler ceux qui ne prennent jamais de nouvelles, me faire papouiller chez l’esthéticienne, prendre absolument soin des vivants, renégocier mon prêt voiture, reprendre mes balades du soir, penser aux prochaines vacances normandes en octobre, tenter de remplir mes week ends, envisager certaines relations différemment, accepter les invitations de ci de là, organiser ce week end dans le sud en juillet, penser à des activités pour septembre, décréter de communiquer autrement.

Vivre ?

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11 juin 2009

Quelques chiffres, une pléthore de mots...

3 années d’existence, 400 posts, près de 10000 visiteurs, environ 19000 pages vues.

Ce blog comme une respiration, ma création, ma récréation, ma réserve secrète, mon besoin vital.

Ecrire :

Pour me dire

Pour ritualiser

Pour me mettre en retrait

Pour mettre en mots

Pour exister

Pour me découvrir

Pour poser ma pensée

Pour poursuivre ma quête d’authenticité

Pour déposer les maux, les joies, les espoirs, les déceptions, les cris rentrés, les colères, l'infini bonheur

Pour procéder à une forme d’auto thérapie

Pour me dévoiler

Pour le plaisir

Pour être lue

Pour me révolter, me réjouir

Pour aller à la recherche de ce qui est enfoui loin très loin et le faire émerger

Pour m’habiter

Pour m’exposer

Pour être

Pour créer du lien... (avec vous)

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08 juin 2009

L'arme

La première a surgi comme une surprise.

Toute discrète au coin de l’œil, dans ma voiture.

Elle a perlé.

Je l’ai essuyée, j’ai démarré et je suis partie.

La seconde arrivée violemment sans s’annoncer, est venue s’écraser juste en dessous, sur le bas de la joue.

S’en sont suivies plusieurs autres.

Un flot interminable.

Des larmes.

Des larmes en cascade.

Seule arme pour dire l’immense fatigue, l’état émotionnel intérieur perturbé, le vide, le désarroi.

Pour dire l’inénarrable douleur.

Des larmes pour me replier, pour évacuer.

Des larmes pour balayer la fragilité.

Et trouver la force de repartir, comme si de rien n’était...

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