Cloudy au pays des Nuages

Du moi avec des nuages dedans : "C'est bien quand on est autre, qu'on est le plus soi même"...

29 décembre 2008

1er janvier 2009 : si on rêvait...

Les bombardements ont cessé entre Israël et la Palestine. Plus de civils pris au piège d’une guerre abjecte, plus de sang qui coule, plus d’images d’horreur dans les rues. De la paix. Pas un instant, pas un moment furtif, non une paix durable, réelle, constructive.

Après Ingrid Betancourt, la junte Birmane annonce la libération providentielle de Aung San Suu Kyi. Un vent de liberté, de sérénité souffle désormais sur ce pays corrompu jusqu’à la moelle.

Au Tibet, le Dalaï Lama poussé par le régime chinois, reprend sa place à Lhassa. Le guide spirituel est suivi par des milliers de tibétains en exil, qui de retour dans leur pays, se voient restitués l’ensemble de leurs droits confisqués depuis des décennies.

En Afghanistan, les Talibans n’ont plus le contrôle du pays. Réduits à néant, le pays est enfin sécurisé. Les petites filles retrouvent le chemin de l’école, les femmes peuvent sentir à nouveau le vent caresser leurs visages libérés.

A Cuba, c’est une femme qui prend la direction du pays, en renversant le régime dictatorial imposé par les frères Castro. Cuba enfin, se remet à chanter.

En France, la société se construit sur de nouvelles bases. C’est un vent de renouveau qui souffle sur le pays. Loin de la crise de 2008.

Nicolito et Carlita quant à eux, ont choisi l’exil pour élever leurs enfants. Des jumeaux. Ils ont choisi Rio et avant de quitter le pays dans la plus grande discrétion, dans un avion low cost ont reversé l’intégralité de leurs revenus à des associations d’accompagnement de personnes en précarité.

Le gouvernement Sarkozy n’est plus. Roselyne Bachelot, Brice Hortefeux, et leurs tristes compères ont décidés de quitter le gouvernement de leur plein gré. Reconnaissant l’inefficacité et l’absurdité de leur politique. Celle qui exclue, précarise et creuse un peu plus les inégalités.

Une nouvelle forme de gouvernance est proclamée. Un gouvernement d’une nouvelle ère est instauré, celui de la VI ème République. Plus juste, moins élitiste, proche de l’intérêt et des préoccupations du peuple. Une façon nouvelle d’appréhender l’avenir. Plus d’écologie, plus de santé, plus d’éducation, une justice plus juste, plus d’emploi, une politique sociale raisonnée.

La gauche ne forme plus de parti d’opposition. La gauche ainsi que ses guguerres claniques ne sont plus, pas plus que les autres partis d'ailleurs, tout aussi inutiles.

La société française, enfin, se dessine un nouveau visage. Ce 1er janvier est différent, porteur d’espoir, de changements.

Pour moi aussi.

Il n’y a plus ce sentiment pesant et récurrent de tristesse, d’abattement. Plus cette sensation de froid extérieur et intérieur qui ne me quitte pas, des jours, des semaines durant.

J’ai oublié, le brouillard dans lequel j’ai passé et traversé l’année, l’impression prégnante et profonde de flou, d’extrême et permanente fragilité.

De nouvelles pages s’écrivent, faites de soleil, d’espoir, de sérénité, de joie et je me l’espère un peu plus d’amour.

Oui, on peut toujours rêver…

330ème et dernier post de l'année 2008.

Je vous souhaite le meilleur pour 2009 et lance ici et maintenant un free hugs bloggesque.

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27 décembre 2008

Un peu de son esprit

Le repas de Noël du travail. Le repas off, le seul que nous avons eu en cette fin d’année. Et le bonheur de le partager rien qu’entre nous.

3 secondes dans ses bras.

Les voeux de Noël. Pas ceux classiques, écrits à l’avance et sans âme. Ceux écrits d’une belle écriture, ceux qui ont pris du temps, ceux écrits avec le coeur, qui touchent et émeuvent.

L’ouverture des cadeaux, le matin de Noël, avec les enfants. Partager cet instant avec elles, avec leurs yeux, leur engouement, leur joie. Et grâce à elles, vivre cet instant différemment, délicieusement.

Le bruit. Les cris de joie, les rires, l'amusement, les jeux avec elles. Le meilleur.

La surprise des cadeaux. Ceux auxquels on ne s’attendait pas, qui touchent juste. Une belle surprise.

Les repas, préparés amoureusement et copieusement par Papa, pour faire plaisir à tout le monde. Des repas riches, caloriques, bon pour les hanches. Mais on s’en fout, c’est Noël !

Le « T’es zolie » prononcé par ma poussinette, droit dans les yeux, très sérieusement. Le plus beau des compliments.

A minuit, les bulles de champagne qui viennent éclater sur la langue, l’ivresse juste après et le sentiment furtif d’être pour quelques secondes à côté de sa vie.

Au moment du départ, les larmes. Parce que sans se le dire, on s’aime, infiniment.

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24 décembre 2008

Notule du réveillon de Noel

Noel n'est ni un jour, ni une saison. C'est un état d'esprit.

C. Coolidge

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14 décembre 2008

Avant l'hibernation noélistique

Pour l'année à venir...

Mon écriture sera moins artificielle, moins désordonnée. Elle gagnera en maturité, en profondeur.

J’avancerai un peu plus sur le chemin de la réconciliation. Vers mon corps, vers moi tout simplement.

J’arriverai à me regarder avec plus de bienveillance. Pour grandir et continuer à me réparer.

Je prendrai mes responsabilités. Dans mon travail, envers ma famille. La responsabilité de dire ce que je pense, au moment opportun. La responsabilité de prendre la place qui me revient.

Je me mettrai un chéridoux sur le coeur et peut être que lui aussi saura me garder sur le sien.

Je ferai ce voyage qui me tient tant à cœur. Aller voir Berlin la rebelle, l’impétueuse et tourner des pages.

Il y aura des rencontres, à approfondir, à transformer. En tranches de vie réelles et palpables.

Je ferai entrer la paix. Dans mon cœur, dans ma vie pour être plus apaisée et sereine.

Il y a aura de l’amitié, encore et toujours. De l’amour, dit, montré, partagé. Des souvenirs que nous continuerons à nous construire ensemble.

J’aurai le courage de monter le projet qui me tient à cœur (enfin).

Enfin, je l'espère...

Cher(e)s ami(e)s du blog,

Je vous souhaite pour cette fin d’année de bons et beaux moments. Partagés avec ceux qui vous sont chers, ceux que vous aimez. Et puis pour la nouvelle année qui s’annonce, le meilleur, le plus doux, le plus palpitant pour le cœur et l'esprit.

Des pensées tendres enfin, à ceux qui ne sont pas au top de leur forme actuellement, à ceux qui sont en cours d’installation dans leur nouveau nid, à ceux qui passent silencieusement mais fidèlement, ou qui déposent régulièrement, à ceux d’ici et de l’autre bout du monde, à celles qui ont fermé leur blog et que je regrette de ne plus pouvoir visiter.

Je vous embrasse affectueusement, à tout bientôt.

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13 décembre 2008

Notule poétique (du samedi soir)

Je crois qu'à la question consistant à demander pourquoi on écrit on peut donner 15 ou 20 réponses valables même si, assurément, aucune n'est sincère, mais la vérité est qu'on ne sait pas pourquoi.

C'est comme si on demandait à un pommier pourquoi il donne des pommes. On ne connait pas la réponse profonde qui nous pousse à écrire : ce qu'on sait, c'est qu'on a besoin d'écrire.

A.L. Antunes

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12 décembre 2008

La semaine de tous les dangers

J’ai lâché un rein pour le cadeau de mes parents. Je sais, on ne rigole pas avec ces choses là, mais 187 euros quand même. Non je ne suis pas radine, point du tout même. Mais je sais ce que ça va produire (comme chaque année d’ailleurs) « Folle, pas la peine, pas utile, blablabli… ». Et comme chaque année, ça va m’énerver, parce qu’un cadeau donné avec le cœur, ben merde c’est pas rien !

Je me suis lancée dans une offensive syndicale. Une cause perdue. Oui, je suis LA spécialiste des causes perdues. On verra bien ce que ça donne. Il suffit qu’on me pousse un peu « bonne cause, intérêt général, avenir en péril ». Et je suis partie. Jusqu’où je ne sais pas mais j’y vais…

J’ai écrit des lettres, envoyés des mails. Et j’ai regretté sitôt l’avoir fait. Pourtant, j’ai lu et relu, pensé et repensé mon propos. Mais c’est plus fort que moi, dès que je fais un truc où je donne un peu trop mon avis, je regrette. C’est con hein ? Ca fait mal de grandir et prendre ses responsabilités. Si je vous assure. Le pire du pire, c’est celui envoyé à une collègue après une conversation des plus saignantes. Sais pas pourquoi mais suis sûre qu'avec ma guigne, ça va me revenir dans la gueule…

J’ai vécu toute une journée à côté de mes pompes, en totale improvisation. Du grand pestacle. J’ai refilé l’animation d’une réunion avec une de mes entreprises partenaires parce que je n’avais rien préparé (sauf le café, parce que j’ai le sens de l’accueil), à vénérable directrice, tout étonnée de ma soudaine légèreté. J’ai enchaîné avec une autre réunion où j’ai remis le couvert, sur la grave question de la professionnalisation et de la démarche qualité. Alors que c’est une véritable aubaine d’être associée à ce type de travail. Cloudy ou l’art du sabordage.

J’ai rompu avec mon banquier. Après 17 années d’une relation (presque) sans faille. Je suis d’une rare fidélité mais à certains moments faut pas déconner… Bref, nous nous sommes quittés aujourd’hui, en (presque) bons termes. Figurez vous qu'il ne m'a même pas demandé le motif de cette séparation ! S'en foutait quoi. Ben je te le dis : MEME PAS MAL  !!!!

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10 décembre 2008

Ils sont, autant que je suis

Ils sont demandeurs d’emploi (DE), DE longue durée, ils sont à la recherche d’un emploi. Ils sont prioritaires ou pas. On les appelle c’est selon, nos suivis, nos usagers, des bénéficiaires, voire même nos clients.

Les médias les appellent les précaires. C’est sûrement plus simple.

Lorsqu’ils ne sont pas au RMI, ils peuvent être en ASS (allocation spécifique de solidarité, en API (allocation parent isolé).

Ils sont issus de quartiers ZUS (zone urbaine sensible), ont cumulé des CES (contrat emploi solidarité) ou des CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi).

Le référent, l’accompagnant, construit ou co-construit un parcours, dans lequel interviennent parfois des partenaires extérieurs.

Nous avons, chacun à notre niveau, des documents administratifs à remplir dans lesquels figurent des champs, ou des items sur ce que nous percevons ou ressentons de la situation.

Vous me suivez ?

Ceci n’est qu’un mince aperçu du vocabulaire très normé de notre profession. Un vocabulaire que j’applique et utilise tous les jours. Est-ce pour autant que je catégorise mes publics ? Est ce que mon histoire, mes représentations, mon vécu n’interfèrent pas dans ma façon d’être et d’accompagner ces personnes. Est ce que ma façon de parler, de me positionner n’ont pas des incidences directes sur elles, sur la façon dont elles se perçoivent ?

En clair, ne suis je pas stigmatisante à mon niveau ?

Je le dis en toute honnêteté je ne sais pas. Il est probable que je suis pas toujours aussi juste, impartiale que je devrais l’être. Je fais des diagnostics d’une situation, d’un parcours.

J’applique des procédures, je suis des processus. Autant d’éléments qui varient selon la personne que je reçois et selon ma propre appréhension de la situation.

Accompagner ne s’apprend pas. D’ailleurs, notre métier ne s’apprend pas. Il y a des formations certes, mais notre métier est « peuplé » de personnes d’univers et de formations initiales très différents. On apprend à se familiariser avec des dispositifs, des contrats de travail, des règlementations (qui changent presque chaque année). Mais pas à être avec un « bon accompagnant ».

Je suis arrivée dans ce métier et ce travail avec des convictions fortes.

Celle de vouloir participer à un mouvement qui « intègre » les personnes, qui fait avec elles, à côté d’elles, pour elles mais pas à leur place.

Celle de vouloir redonner parole et identité à des personnes qui en sont dépourvues, juste parce qu’elles ne travaillent pas.

Celle de militer à ma façon, de faire remonter en « haut », ce qui se passe « en bas » et qui n’est pas vu ni entendu par les institutions.

L’expérience m’a appris à ne pas plaquer des schémas. Une personne que l’on peut imaginer éloignée de l’emploi pourra retrouver très facilement tandis qu’une autre que l’on sentait prête peut montrer des fragilités. Chaque personne est différente, elle est l’auteure du parcours qu’elle souhaite écrire ou pas. Je ne peux être que très modestement, un déclencheur.

Chaque jour, je répète la même chose : « Ne laissez personne vous qualifier. Positionnez vous en tant que professionnel. Personne mieux que vous ne sait ce qui est bon pour vous. Personne ne peut plus avoir confiance en vous que vous… ».

C’est à cela que je m’attache.

Cependant, il n’est pas rare que je rate des éléments, de passer à côté de quelqu’un, de me tromper. Il m’arrive même de juger sévèrement, parfois de bousculer, de rudoyer.

Je perds de vue pour quelles raisons, certains matins, je dois me lever. Mais me reste chevillée au corps ma croyance en eux. Chaque pas fait ensemble, chaque avancée est aussi une de mes victoires, à moi….

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Cloudy weather

Il pleut un peu à l'intérieur aujourd'hui...

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09 décembre 2008

Medicine Man

La dernière fois que je suis allée chez le médecin, j’ai passé autant de temps à chercher une place pour me garer que dans son cabinet, c’est à dire 20 minutes.

Elle me demande de raconter ce qui ne va pas (ben c’est à dire je perds ma voix, je tousse, j’ai de la fièvre, la totale quoi…) , me fait m’allonger, prend ma tension, me fait monter sur la balance et me fait sa petite ordonnance tranquillou « En quelques jours, ça va passer. Rien d’autre ? », qu’elle me dit. J’entendais déjà dans sa tête le : « Au suivant » !

Cette pratique de la médecine a pour moi un caractère incompréhensible. Un quelque chose qui me révolte et me fait frémir. Ce travail à la chaîne, l’écoute partielle, des médicaments alignés sur une ordonnance…

Je me suis donc décidé à aller voir ailleurs. Fatiguée de tous ces maux que je me traîne depuis plusieurs mois déjà. J’ai choisi, conseillée par une amie, un praticien formé dans une école chinoise. Une aventure.

Je me faufile dans une toute petite rue et l’adresse indique un dojo. Pas d’autres portes au numéro indiqué. J’entre alors. Un univers qui m’est totalement inconnu, une odeur forte qui prend le nez et la gorge. J’ai l’impression que David Carradine va sortir de je ne sais où et m’accueillir avec ses tongs…

Il est petit, bedonnant, la bonne cinquantaine et m’accueille dans son bureau capharnaüm. Un bureau qui déborde de documents divers, un calendrier obsolète, des livres empilés qui se tiennent serrés sur le bord de la table pour ne pas tomber. Aux murs, un éventail géant représentant des asiatiques et des cartes du corps humain.

Pendant 30 minutes, il me soumet à un questionnaire fouillé puis me prend les poignets et le pouls. « Vous avez oublié de me parler de certaines choses je crois ». Il questionne: des maux de tête, une sensibilité à la lumière ? Oui bien sûr…

Il me parle corps humain, le mien. Il me parle émotions. Celles qui débordent en ce moment et que j’ai bien du mal à gérer. Il me parle organes, reliés entre eux comme une famille, qui forment une autoroute, parfois il y a des bouchons, parfois des chemins de traverse, parfois la circulation est fluide et à d’autres moments on doit l’aider à se fluidifier (poète en plus !).

Puis, avec ses mains magnifiques (non suis pas une fétichiste des mains), il me fait une apposition sur le dos. Je ne vous dirais pas ici ce que cela a déclenché... Jamais je n’avais ressenti ça. « Vous êtes nouée, tout est bloqué ». Il me fait faire des mouvements très simples et je me rends comporte en effet, à quel point tout est noué. Il m’explique alors les insomnies, la continuelle fatigue, le problème de cervicales, de circulation dans les mains, les pieds, la perpétuelle sensation de froid, l’irritabilité.

C’est le foie, l’organe famille… comme c’est drôle n’est ce pas.

Il me remet en place cervicales et vertèbres, il me masse énergiquement, me fait refaire les mouvements, que j’exécute finalement avec une plus grande facilité. Il m’explique tout ce qu’il fait pourquoi, comment, ce qu’il en attend .Il me questionne sans cesse sur mon état émotionnel, sur mes douleurs. Il m’assène la vérité suprême, celle dont j’ai bien conscience. La négligence du corps au profit de l’esprit, la séparation que je me suis imposée et les organes qui ne trouvaient plus leur chemin de circulation.

Je suis restée 1 h 45. Je me suis sentie écoutée, comprise, entendue dans mes préoccupations. Dommage que cela m’ait coûté 60 euros (non remboursés)…

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08 décembre 2008

Pour eux

Dans le film « Pour elle », Vincent Lindon, tente tout pour sauver la femme qu’il aime de la prison. Il prend des risques inconsidérés, puise une énergie folle dans le désespoir, se coupe de sa famille, de son univers de travail, isole son fils. Pour elle.

Ce film est la première œuvre du réalisateur. C’est un film que je trouve réussi même s’il n’évite pas certains clichés et fait référence à d’autres films du genre. Néanmoins, c’est un film puissant, des interprétations fortes, une trame qui emmène le spectateur.

Je me suis tellement sentie emmenée que je me suis demandée en sortant, ce que j’avais bien pu faire par amour. L’amour en général, celui que l’on porte à un homme et aussi à ses proches, à ses amis. Ma liste, finalement, n’est pas très longue.

Par amour, j’ai roulé un 31 décembre au soir, sur les conseils délirants d’un médecin, comme une furie en direction des urgences. Elle avait un début d’embolie pulmonaire. «Les secours n’auront pas le temps d’arriver m’avait-il dit, foncez». J’ai foncé, sous la pluie battante, warning allumés, lui demandant de ne pas cesser de me parler. Nous y sommes arrivées et chaque 31 décembre depuis lors, je savoure le bonheur de l’avoir là, avec nous.

Par amour, j’ai beaucoup lu sur l’Islam, j’ai commencé à lire le Coran. Pour le comprendre, pour savoir ce qui l’habitait, pour lui prouver que je pouvais le faire, pour l’aimer encore plus. Une erreur.

Par amour, je me suis souvent tue, souvent effacée. Pour ne pas créer de problèmes, pour maintenir une certaine paix familiale, amicale aussi parfois. Pour ne pas troubler l'ordre établi, pour ne pas parler de moi, de mes sentiments, pour prouver que j'étais là, de manière indéfectible, une personne que laquelle on peut compter.

Par amour, j’ai menti aux autres et donc à moi, j’ai embelli, je me suis faite autre, je me suis oubliée.

Et je ne le recommencerai jamais...

Posté par Cloudy à 22:49 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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